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BAB
GHEMAT
Attestée sous les almoravides dès
1147, cette porte doit son nom à l’ancienne
capitale du Haouz avant la fondation de Marrakech.
Il semble
qu’elle ait
porté un autre nom : « Bàb
Yintàn ».
E.Lévi Provençal suivant l’auteur de la
Sà-àdat suppose que Bàb
Yintàn, correspond
à Bàb Aylàn à cause de la
similitude de la
graphie des deux noms. Si on prenait en considération que
Bàb Aghmàt fut appelée Bab-Alfath
(porte de la
victoire) sous l’Almohade Abù Dabbus, on
comprenait mieux
l’indécision des manuscrits des Hulal :
«
Yintàn » était un nom d’homme
et de nombreux
personnages l’ont porté sous les Almoravides.
Etait-il
celui du constructeur de cette porte ? D’après un
maçon, les Yintawun auraient formé, à
un certain
moment de l’histoire, une agglomération ou une
fraction de
tribu de maçons dans le Sous.
C’est
en 1147 que les Almohades pénétrèrent
dans la ville ; d’après Ibn Al-Atir, les
mercenaires chrétiens ouvrirent la porte d’Aghmat
à Abdal-Mù min pour avoir la vie sauve. Le plan
de cette porte parait trop compliqué pour
l’époque Almoravide. Les matériaux
employés sont surtout le béton de chaux et la
brique. |