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BAB EL MAKHZEN ou KSIBA
En
s’appuyant sur ‘Umari, M.Gaudefroy Demombynes a
désigné cette porte par « Bab Al-Muhriq
» ; Mais ce n’était, de sa part,
qu’une mauvaise lecture du texte arabe.
Il a fallu mieux
pour cela, s’appuyer sur la chronique almohade qui laisse
comprendre que Bab al-Makhzen est à proximité de
« Bàb as-Sàri’a » :
lors de la brusque attaque almohade contre la foule
désarmée qui se promenait devant « Bab
Bàb as-Sàri’a », un homme de
la suite du Sultan Ali Ben Yusùf lui cria au milieu du
désordre « O Almoravide, va donc à une
des portes où il n’y a pas d’affluence
». la chronique ajoute : « le Sultan
s’enfuit et passa par Bab al-Mahzan ».
Comme cette porte
est la plus proche de la Casbah de Yùsùf Ben
Tàsufin et des palais qui s’étaient
développés par la suite autour de la
première forteresse, il est logique que ce passage, en
particulier, ait été plus pratiqué par
« le Sultan », qu’il fut almoravide ou
almohade. ‘Umari nous apprend d’ailleurs que,
près de cette porte, se trouvaient des palais immenses. Elle
était quelque fois appelée « du palais
» (Bàb al-Quasr).
Il est
à remarquer qu’elle a donné naissance
à une rue, toujours bien conservée, qui
mène droit au quartier El Ksour.
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