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"Les
remparts de Marrakech"
Matériaux de
base : pierres, terre et chaux.
Date de construction :
début du XIIe siècle
à l’époque des Almoravides.
Fut ordonnée entre 1120
et 1135 A.JC à
l’époque du Souverain Almoravide Ali Ben Youssef,
conseillé par le Cadi en chef de Cordoue Abou Al Walid Ibn
Rochd grand père d’Averroès, pour
lutter contre les menaces que représentaient les tribus du
haut Atls, soulevés par la dynastie naissante des Almohades.
Périmètre :
plus de 19km
Hauteur du mur : 6
à 8m
Tourelles pour la garde avec
passage ne dépassant pas 0.60m : près de
200 tourelles.
Distance moyenne entre les
tourelles = 35m
Percé
par près d’une vingtaine de portes monumentales,
permettant l’accès exclusif des tribus selon les
directions menant à la ville, il semble encore
protéger la médina d’improbables
envahisseurs.
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"Les Portes de la Ville de Marrakech"
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"La Médina de Marrakech"
Depuis
sa création en 1070 JC par la dynastie almoravide, Marrakech
a toujours été la métropole du grand
sud. Sa renommée fut telle q’elle
désignait tout le Maroc jusqu’à la fin
du XIXème siècle.
La création de Marrakech peut être
décomposée en trois temps :Abou Baker choisit le
site, Youssef Ben Tachefine fonde la ville en transformant le campement
des nomades en une place fortifié
appélé Qsar al Hajar et Ali Ben Youssef en fut le
premier urbaniste. En effet en 112 6 JC ce dernier érige un
rempart de 9 km, édifie un nouveau palais et dote la ville
d’édifices d’utilité publique
(mosquée,oratoires, fontaines…). Les monuments
élevés pendant son règne furent
d’une grande richesse architecturale et décorative
marquée par l’influence andalouse

En
1147 JC Marrakech passent aux mains des almohades qui, sous
l’impulsion du Calif Abdelmoumen Ben Ali, vont en faire la
capitale d’un vaste empire. C’est une
période faste pour la ville qui s’agrandit et
s’urbanise par la construction de la Kasbah, quartier royal
autonome gigantesque qui a demandé la participation de 4000
artisans, l’achèvement de la grande
mosquée la Koutoubiya . Par ces travaux Marrakech devient
une véritable ville impériale à
fonction multiple : politique et militaire, intellectuelle et
spirituelle, commerciale et artisanale, grand carrefour du sud en
relation constante avec le Sahara, l’Andalousie et le Maghreb.
Après
la prise de Marrakech par les Mérinides en 1269 JC, la ville
va connaître sa première période de
déclin et sera délaissée au profit de
Fès. Elle resta ainsi durant trois siècles. Avec
l’arrivée au pouvoir des Saadiens vers la
deuxième moitié du XVI siècle
Marrakech va retrouver son rang de capitale grâce
à Abdallah al Ghalib (1557-1574) le plus grand
bâtisseur de la dynastie Il commença par la remise
en état des réseaux d’alimentation en
eaux et construit de nouveaux édifices et quartiers et
réaménage profondément la Kasbah qui
ressurgit de ses ruines. Ses grands travaux seront
complétés par ceux entrepris par
d’Ahmed El Mansour qui a construit le fabuleux palais El
Badia et la nécropole dynastique, entre 1562 et 1573 ; le
quartier de la grande mosquée Ben Youssef
rénové par la construction des complexes el
Mouassine.
Une
nouvelle fois Marrakech est prise en 1669 par le premier souverain
alaouite Moulay Rachid qui en fait une de ses résidences
avec Fès. Son rôle devint ainsi très
restreint. Il faut attendre Sidi Mohammed (1757-1790) pour que
Marrakech retrouve sa vitalité et son importance. La ville
sera parée de nouveaux édifices et de nouveaux
quartiers. Les siècles qui suivront apporteront peu de
modifications à la ville qui gardera la physionomie
héritée du règne de Moulay Abdellah.
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"Les murailles de Marrakech"
Cette
enceinte est d'une longueur de 10 km avec une hauteur variable entre 6
et 9m, tandis que son épaisseur varie entre 1.60m et 2m.
Elle est confortée par des tours barlongues et
percée par des portes monumentales dont les plus imposantes
sont Bab Doukala, Bab Aghmat, Bab Aylane et Bab Agnaou.

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"Les Portes (Bab Doukkala, Bab
Aghmat)"
Marrakech est
entourée de remparts en pisé . Cette muraille
mesure cinq mètres de haut et deux mètres
d'épaisseur. Elle s’étend sur une
longueur d'environ 12 km. Elle fût construite par
l'Almoravide Ali Ben Youssef en 1126-1127 .
Une partie de l’enceinte est encore bien
conservée, elle fût cependant élargie
au moment des agrandissements successifs de la médina,
notamment à l'époque almohade. Cette immense
enceinte est percée par dix portes parmi lesquelles il faut
signaler

Bab
Doukkala
Imposant ouvrage composé de deux bastions en saillie de part
et d'autre, d'une porte livrant passage à un corridor. Cette
porte d'origine almoravide, doit son nom au territoire homonyme,
habité par des populations almohades.
Bab Aghmat
Porte de la ville s’ouvrant dans l’un des bastions
qui la défendaient. Ce plan assez curieux, doit
résulter d’un remaniement de la porte primitive
d’époque almoravide
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"Le Palais badia"

Ce
grand palais a été construit pendant le dernier
quart du XVIéme siècle par le sultan saadien
Ahmed al Mansour (1578-1603) pour commémorer sa victoire sur
l’armée portugaise en 1578. Pour construire le
palis el Badiâ (l’incomparable) ,le souverain
saadien choisit le coin nord –est de la kasbah .Le
Basiâ était déstiné aux
fêtes et aux audiences solennelles pendants les quelles le
souverain pouvait montrer son faste. L’ensemble palatial est
constituée de d’une grande cour en forme de
rectangle de 135 m sur 110 m ,au milieu du quel fut
aménagé un bassin de 90 m sur 20 m . autour de la
cette immense cour s’organisent les vestiges
archéologiques d’anciens
pavillons suivant
un plan qui s’inspire de l’architecture domestique
marocaine. De la richesse décorative si
célèbre de
ce palais subsiste des éléments
d’ornement tel des
chapiteaux et des pans de parterre en en zellige. Le Badiâ
fut
détruit au XVIIème siercle sur ordre du sultan
alaouite
Moulay Ismaïl (1627-1727). La démolition dura une
dizaine
d’année.Une grande partie de ses
matériaux a
été acheminés vers Meknès
pour être
réemployée dans la construction de la ville .
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"La Koubba Almoravide"

Unique témoin
architectural de l’époque almoravide à
Marrakech,
la koubba a été déterrée
vers 1948
grâce à des fouilles archéologiques.
Elle est sise
au quartier ben Youssef à proximité de la
mosquée
qui porte le même nom. La Koubba Almoravide est un petit
complexe
architectural destinait aux ablutions qui dépendait
d’une
mosquée almoravide. Ce monument se présente sous
forme
d’une somptueuse coupole que ceinturent les vestiges de
petites
cellules qui faisaient office de latrines. La coupole est
édifiée au –dessus d’un
bassin rectangulaire.
L’intérieure de la dôme est
orné d’un
décor faste dont les thèmes sont
l’épigraphie, et l’arabesque floral.
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"LesTombeaux
Saadiens"

La nécropole royale de la famille saadienne fut
créée après l'inhumation du prince
Mohamed Cheikh en1557. Son fils, qui lui, avait
élevé une koubba, y fut enterré
à son tour en 1574. Cet édifice et connu sous
l'appellation de koubba lalla mesaouda. Ahmed El Mansour y a
inhumé sa mère en 1591 ainsi que ses trois
successeurs. Cet ensemble se compose de plusieurs salles
funéraires parmi elles on trouve la Koubba de Lalla
Mesaouda, le second édifice est la salle centrale dite salle
des douze colonnes qui abrite la tombe du sultan Ahmed El Mansour, la
salle du mihrab et la salle des trois niches, une autre salle abrite
des tombes d'enfants. L’ensemble du monument est
agréablement décoré avec une grande
finesse dans l’exécution.
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"La Fontaine Mouassine"
Cette fontaine publique est la plus grande des toutes les fontaines de
Marrakech. Elle fait partie du complexe"Mouassine"qui comprend une
mosquée, une bibliothèque, un hammam, une medersa
et la fontaine Mouassine. Cette dernière à
été construite à l'époque
saadienne sous l’ordre du sultan Abdellah al Ghâlib
entre 1562 et 1563. Elle est d'une belle composition architecturale et
regroupe trois grands abreuvoirs couverts de voûtes et
ouverts sur la rue par trois arcades.
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"La
mosquée de la koutoubia"
C’est
le monument religieux le plus célèbre de Marrakech.
Cette mosquée d'une grande allure architecturale et d'une
richesse décorative a une histoire complexe. Elle
s’agit en réalité d'un double
sanctuaire muni d'un minaret.
La première koutoubia fut inaugurée en 1157 et la
deuxième ainsi que le minaret furent construit un an plus
tard en 1158 JC sur ordre d’Abdelmoumen. Les deux sanctuaires
se distinguent par leur plan innovateur qui donne une importance
capitale au mur de la qibla. En effet cette valorisation se laisse voir
par le plan en T dessiné par le recoupement entre des deux
nefs principales de la salle de prière qui sont la nef
axiale et la nef longitudinale.
Ce qui met en exergue ce monument est son minaret gigantesque qui
constitue une des merveilles de l’art et de
l’architecture en Islam. Érigé en
pierre de taille, il comporte à
l’intérieur un rampe qui permet
d’accéder à des salles couvertes de
coupoles ainsi qu’à son sommet. Sa hauteur est de
77 m. Il comporte des registres décoratifs sur des
façades supérieures fait de carreaux de
céramique verte et blanche. |
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"La
Medersa Ben Youssef"

La
medersa ben Youssef est l'un des monuments historiques les plus
importants à Marrakech. C’est aussi l'une des plus
grandes medersa du Maghreb. Elle fut élevée par
le Saadien Abd Allah al Ghalib en 1564-1565, ceci et attesté
par des inscriptions sur les chapiteaux de la salle de
prière et sur le linteau de la porte
d’entrée.
La medersa a un plan quadrilatère d’une superficie
de 1680m2 ,elle comprend une salle de prière et des chambres
pour les étudiants au nombre de 130. Dans
l’ensemble la medersa constitue un véritable
reflet de la magnificence de l’art saadien.
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"La Place Jamaa El Fna"
Elle constitue un exemple significatif de
la richesse des arts de spectacle au Maroc. De renommée
mondiale, cette place a de tout temps représenté
le point d'attraction des visiteurs de la ville de Marrakech.
C’est un espace de spectacles et de loisirs qui
s’enchaînaient jusqu’à une
heure tardive le soir. La place attire sans cesse des foules de
visiteurs venus de tous les coins du monde pour assister aux spectacles
animés par les charmeurs de serpents, les dresseurs de
singes, les conteurs, les musiciens et d’autres artistes
populaires. L’intensité de ces
activités spectaculaires originales a plaidé en
faveur de l’inscription de cette place par l’UNESCO
en 2001 en tant que Patrimoine
oral mondial, le premier du
genre à l’échelle mondial.
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"Le Palais de la Bahia"

Le palais de la Bahia
une grande demeure ancienne et un ensemble de maisons furent
rassemblées et aménagées en palais
à la fin du XIXème siècle par
l’architecte marocain El Mekki pour le compte du grand vizir
Ahmed ben Moussa dit Ba Hmad (1841-1900). Les meilleurs ouvriers et
artisans du pays y ont travaillé sans interruption durant
six ans (1894-1900).
C’est une suite de cours, de jardins, de salons, de
dépendances et d’annexes remarquables aussi bien
par leur structure que par leur ornementation. Ces ensembles se
présentent comme suit :
1. Le petit riyad
C’est un jardin intérieur sur lequel
s’ouvrent des salles et des niches. C’est
là que Ba Hmad recevait les gens du gouvernement dans la
grande salle du conseil au plafond peint et ajouré.
C’est là également que furent
aménagés, plus tard, les bureaux du
maréchal Lyautey.
2.
La petite cour
Quatre chambres s’ouvrant sur une cour à ciel
ouvert entièrement carrelée de marbre et de
zellij (carreaux de céramique) constituaient les
appartements privés de Ba Hmad; elles ont
été transformées au temps de Lyautey
en chambre des officiers.
3. La grande cour de marbre
dite ‘Cour d’honneur’
C’est une immense cour (50 m x 30 m) à ciel
ouvert, dallée de marbre et de zellij entourée
d’une galerie aux colonnes en bois
découpé, sur laquelle s’ouvre une
imposante salle de réception dite Salle de conseil, la plus
grande du palais (20 m x 8 m) et dont le plafond peint est
d’une grande beauté.
4. Le grand riyad
C’est la partie la plus ancienne du palais que fit
édifier le père de Ba Hmad, Si Moussa,
achevée en 1866-1867 et
réaménagée par la suite. Ce riyad se
distingue, en plus du jardin, par ses deux salles et ses deux niches
à la décoration raffinée.
5. L’appartement
privé
Deux salles et deux niches donnent sur un espace couvert d’un
plafond peint, éclairé par des panneaux de
plâtre sculpté et finement ajouré.
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"Le Musée Dar Si Said"
Dar Si Said est une grande demeure
palatiale construite dans la deuxième moitié du
XIXème siècle sur l'initiative de Si
Saïd B. Moussa qui exerçait la fonction de ministre
de la guerre sous la régence de son frère Ba
Hmad.
A la mort de Si Saïd en 1900, la maison avait connu plusieurs
affectations.Vers 1914, le protectorat français en a fait le
siège des chefs successifs de la région de
Marrakech.
En l93O, le service des domaines l'affecta à la Direction
Générale de l'instruction Publique, des
Beaux-Arts et des Antiquités à l'effet d'y
installer des bureaux du service des Arts Indigènes, un
musée d'art ancien et des ateliers d'artisans.

En 1957, les locaux de
Dar Si Saïd furent répartis entre le Service de
l'Artisanat et le Musée. Ce dernier occupe, depuis. cette
date, près de la moitié du palais comprenant
notamment le grand Riad avec ses quatre salles, le petit Riad, les deux
étages et nombreuses annexes. Par sa structure et sa
décoration, cette partie de Dar Si Saïd constitue
un témoignage conservé de l'art architectural
domestique marocain du siècle dernier.
En 1978-1980, le
musée avait fait l'objet d'une importante campagne de
restauration et de réaménagement. Certaines
collections ont été
complétées, d'autres, en cours de constitution,
seront présentées incessamment.
L'essentiel des collections de ce musée régional
provient de Marrakech et du sud et particulièrement du
Tensift, du Sous, du Haut Atlas, de l'Anti Atlas, du Bani, du
Tafilalet. Il s'agit d'ensembles homogènes de boiseries, de
bijoux, de poterie et céramique, d'armes, de tapis et
tissages et quelques pièces archéologiques dont
la cuve en marbre du début du XIème
siècle.
Actuellement le musée abrite une exposition sur :
« le Bois : Arts et
Usages » organisée dans le cadre des
cinq grandes expositions patrimoniales .
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"Les
jardins d'Agdal"
Les
jardins d’AGDAL sont parmi les plus anciens jardins
arabo-andalous. C'est un verger où l'on peut admirer des
centaines d'oliviers ainsi que des orangers, abricotiers, etc. et deux
immenses bassins. Ces jardins s’étalent sur une
superficie de 500 hectares, calme et reposant, on est loin des bruits
de la ville. Un vrai havre de paix. ( Ouvert seulement vendredi
après-midi et dimanche ).
Le sultan Abd El
Moumen et son successeur Youssef Abou Yacoub firent planter au XIIe
siècle un immense verger clos au sud de la ville.
Surnommé « El Bouhayra » - «
la petite mer » - puis Masarat par les Saadiens, ce parc fut
finalement appelé Agdal, terme berbère
adopté sous la dynastie alaouite. Hassan Ier a fait ensuite
construire des remparts en pisé pour la protéger.
Les jardins
d’Agdal comportent deux grands bassins remplis
d’eau amènent un peu de fraîcheur
surtout l’été. Ils sont
alimentés par l'Ourika, rivière descendant du
grand atlas. Ces jardins ne se trouvent qu'à 4
kilomètres de la place Jemaa El Fna à
l'extrémité sud de la Médina.
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"Les jardins de la MENARA"
Ancienne
propriété des sultans à Marrakch.
Moins vaste que l’Agdal, d’une dizaine
d’hectares, ce parc créé vers 1250 est
planté de beaux oliviers, de quelques palmiers et de
cyprès.
Lieu de
rendez-vous des amoureux, il est superbe au coucher du soleil. Au nord,
parmi les oliviers centenaires, on aperçoit un petit
pavillon Saâdien de la fin du XIXe siècle (1870)
à la toiture pyramidale verte, le Menzeh, qui se
reflète dans le bassin entouré d'un chenal
alimenté par l'eau de l'Atlas. De sa terrasse
supérieure, on peut embrasser le panorama de la ville et ses
jardins. Depuis 2003, des spectacles folkloriques et des feux
d’artifices sont organisés chaque
soirée.
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"Les jardins de MAJORELLE"

Jacques Majorelle est un peintre et
décorateur très célèbre de
Nancy, il est né en 1888. Invité par le
Général Lyautey à Marrakech en 1917
pour soigner sa tuberculose, il est tombé amoureux de la
ville de Marrakech et il s’installa dans son petit pavillon
quelques années plus tard. Par la même occasion,
il créa son atelier dans ce petit pavillon où il
peignit des gravures en s’inspirant de la vie quotidienne des
marocaines. Il y mourut en 1962.
Tombé
dans l’oubli après le mort de Jacques Majorelle,
le lieu est racheté par Yves Saint Laurent qui l’a
restauré au début des années 60. Et
est devenue un musée islamique composé
d’antiquités marocaines.
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"Le palais EL BADI"
Le Palais El Badi a
été commandé par le Saadien Ahmed el
Mansour Ad-dahbi en commémoration de sa gloire l'an 986 de
l'Hégire (1578) sur l'armée portugaise, victoire
célèbre dans le monde occidental sous le nom de
la Bataille des Trois Rois
A sa mort, en
1603, les travaux n'étaient pas encore terminés.
Les matériaux les plus précieux avaient
été achetés de la Chine,
l’Inde…. Construit dans la partie nord est de la
kasba des Almohades. Le palais El Badii était
destiné aux fêtes et aux audiences solennelles
pendant lesquelles le souverain pouvait faire montre de son faste
autant devant l’élite du royaume que devant les
ambassades étrangères.
L’ensemble
palatial est constitué d’une grande cour en forme
de rectangle de 135 m sur 110 m, au milieu de laquelle fut
aménagé un bassin de 90 m sur 20 m au centre
duquel s’élevait une fontaine monumentale munie de
deux vasques superposées et surmontées
d’un jet d’eau. De part et d’autre de ce
bassin central, deux dépressions sont couvertes
d’arbres et de fleurs disposées dans des
carrés séparés par des
allées pavées de zelliges. Les angles du palais
sont occupés par des bassins rectangulaires de 30 m sur 10
m. Autour de l’immense cour du palais Badiâ
s’organisent les ruines imposantes d’anciens
pavillons.
De part et
d’autre du grand bassin central,
s’élevaient deux pavillons se faisant face :
l’un, connu sous le nom de Pavillon de cristal, a fait
l’objet de fouilles qui ont mis au jour son plan tandis que
le gros œuvre du second, appelé Pavillon des
audiences, subsiste sous forme de hautes murailles. Tous deux, de plan
presque identique, étaient couverts d’une coupole
aux douze colonnes. Le sol des deux pavillons était couvert
de zelliges dont on peut observer quelques spécimen dans le
Pavillon des audiences.
Deux autres
pavillons, de dimensions plus importantes, occupent le milieu des
côtés nord et sud. A la différence des
deux premiers, la disposition du Pavillon vert et du Pavillon de
l’héliotrope, légèrement en
retrait, permettait l’aménagement de deux galeries
ouvertes le long des murs soutenues par deux séries de
colonnes de jaspe.
La porte
principale qui portait le nom de Bab Al-Rokham, Porte du marbre,
s’ouvrait dans l’angle sud-ouest de la face sud du
palais. D’autres portes mentionnées par les
chroniqueurs s’ouvraient sur les faces sud, est et ouest.
Il ne reste pas
grande chose du décor du Badiâ, sauf quelques
fragments de colonnes, de stuc et de carreaux de faïence. En
effet, le Badiâ fut détruit au XVIIème
siècle sur ordre du sultan Alaouite Moulay Ismaïl
(1672-1727). Commencée vers 1696, la démolition
dura une dizaine d’années. Une grande partie de
ses matériaux auraient été
acheminés vers Meknès pour être
réemployée dans la construction de la ville
royale de Moulay Ismaïl.
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